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Faut-il transpirer pour être en bonne santé ?
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09/14/18

Faut-il transpirer pour être en bonne santé ?

Utilisée comme moyen de purification du corps et de l’esprit par tous les peuples, en passant par les indiens d’Amérique, les grecs, les vikings ou encore les romains (…), les outils et les manières d’amener cet état d’élimination, qu’est la transpiration, ont toujours été considérés dans un but de santé, d’harmonie et de bien-être, par les sages et guérisseurs de nos anciennes civilisations.

Nos anciens savaient parfaitement que l’utilisation de la peau comme organe d’élimination était essentiel au maintient d’une bonne santé. Ils l’avaient si bien compris qu’ils développèrent de nombreuses et différentes techniques, allant du hamam au sauna, des bains chauds aux bains de soleil… de l’acupuncture, les embaumements à l’activité physique, et même développèrent l’utilisation de certaines plantes en cure pour aider le corps à transpirer.Ces pratiques permettaient de drainer nos organes émonctoires, ce qui favorisait le traitement et l’élimination des déchets que nous créons (le métabolisme) ou qui nous intoxiquent (les poisons chimiques dans l’air, l’eau et la nourriture) et cela améliorait donc la santé.

En même temps à l’époque, on avait encore ce lien fort avec la nature, on avait conscience de ce qu’elle pouvait nous apporter dans la pratique régulière de l’utilisation des éléments naturels. Puis vint la modernité et les pratiques de santé dites naturelles furent de plus en plus contestées par la science qui ne voyait en elles qu’une suite de rituels et de méthodes pratiquées et enseignées par des charlatans. Certaines devinrent illégales, et les autres tombèrent peu à peu dans l’oubli, les personnes préférant se tourner vers la médecine chimique contemporaine, car relevant de la « science ».

Mais voilà qu’aujourd’hui, après avoir éprouvé les « bienfaits » de la médecine allopathique, tout un ensemble de pratiques hygiéniques tendent à revenir en force, et avec les années qui passent de plus en plus de convaincus. Nous assistons à un formidable retour des principes qui se veulent garant d’une meilleure santé, loin de la chimie destructrice de la médication actuelle et des valeurs mercantiles de son industrie.

L’utilisation de la transpiration et l’art de son activation prend toute sa place et sa mesure dans la palette hygiénique actuelle, et se développe de plus en plus.

Entremise faite, allons à la découverte de cette pratique millénaire…

Mais déjà, la peau

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La peau est un organe d’élimination comme nous l’avons découvert dans cet article et celle-ci, dans les cas d’encrassements profonds, peut s’exprimer de manières pathologiques différentes selon les individus. Elle va permettre, par une action centrifuge, c’est à dire en partant de nos liquides (sang, lymphe…) jusqu’à l’extérieur de notre corps, une expulsion des déchets produits ou ingurgités par notre métabolisme.

Cela est rendu possible par sa riche vascularisation, grâce aux capillaires cutanés qu’elle possède, et qui entraine une large « digestion épidermique » des acides et dépôts, des toxines et toxiques, que le sang et la lymphe brassés (mais surtout la lymphe) font remonter des profondeurs.

Pour un individu sain, ou tout du moins avec des organes qui fonctionnent en relative efficacité, la transpiration est normale et cela représente le premier stade, celui d’une bonne élimination par la peau. La transpiration sera effective en fonction des saisons et en action, souvent abondante au cours d’une activité physique puissante, ou lors d’une crise d’élimination à caractère aigüe comme la fièvre.

Ensuite lors des maladies de peau à caractère curatif ou chronique, lors des lésions cutanées qui représentent le deuxième stade (éruptions cutanée, réactions allergiques, pustules, papules, nodules, macules, vésicules avec le zona, dermatite, eczéma, varicelle, rougeole, rubéole, furonculose, teigne…), le corps cherche « à compenser des transpirations nettement insuffisantes ou des expressions sébacées trop réduites », selon le docteur Vivini.

D’ailleurs il explique dans son livre, la bouffe ou la vie, que « selon le cas, c’est l’éruption brutale et intense de l’urticaire, ou la montée plus lente des divers eczémas. Nous avons, ainsi toute la gamme habituelle des réactions cutanée, lésionnelles, allant du simple eczéma suintant, en passant par l’eczéma sec, lichénifié, et autres formes, jusqu’à la sortie lente et froide du psoriasis ».

Enfin, si le corps nécessite de grosses éliminations et que la vitalité continue à le permettre, il adoptera des « allures plus graves » que sont les furoncles, les ulcères et les abcès.

La transpiration, un formidable contrepoids aux réactions physiologiques, au métabolisme du corps

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Le rôle que joue la transpiration pour le maintien de l’équilibre de nos fonctions est considérable car elle permet à l’organisme de se débarrasser de ses surplus (je ne parle pas de graisse ici mais bien des poisons) et elle soulage ainsi les organes devenus faibles en prenant à son compte une partie du travail d’élimination à effectuer par le foie. Elle permet, que ce soit en cas de fièvre ou de pratique sportive, la thermolyse, c’est à dire l’équilibrage de la chaleur en fonction de la situation. Elle maintient l’hydratation cutanée et possède des propriétés antiseptiques et antifongiques. En outre, elle jouera un rôle important dans l’expression des émotions provoquées par le stress. Qui n’a jamais transpiré au niveau des mains, du front, des aisselles ou même des pieds en cas de préoccupation, d’angoisse ou de forte joie ?

Mais, et c’est surtout cela qui nous intéresse ici, la peau est essentielle dans le processus de nettoyage de l’organisme comme cité plus haut, car elle participe à l’élimination des déchets produits ou subits par le corps.

Par exemple, nos glandes sudoripares (on en possède environ 3 millions réparties sur toute la surface de la peau) possèdent un néphron chacune et cela rend possible, par une activation par le mécanisme de transpiration, une élimination (de cristaux et acides) journalière deux fois plus importante que notre système rénal propose. Autant dire que ce processus permet un décasage important et dans les cas de faiblesses rénales, cela supposerait de donner un grand souffle de répit à des reins qui sont fatigués.

La transpiration provoque également l’évacuation des toxines et des corps étrangers retenus dans ses pores. Sans une peau fonctionnant correctement, les organes d’élimination, et par système de cause à effet, le corps dans son ensemble, seront affectés et finiront pas se fatiguer, ce qui à terme entrainera un trouble de l’ensemble. Ce déséquilibre se caractérisera à la surface de l’épiderme de manière différente ou variée, comme vu plus haut, si le corps le décide.

Comment la transpiration fonctionne-t-elle ?

Quelques grands paramètres permettent et contrôlent la sécrétion sudorale. Ce sont les nerfs et les hormones qui stimulent la transpiration et qui jouent sur sa composition. Ce sont les glandes sudorales (les glandes sudoripares eccrines ici) qui sont responsables du plus grand volume de la transpiration.

Elle permet le brassage des liquides de notre corps au sein de ses pores et l’élimination de leurs déchets par les glandes sébacées (les mucosités) ou sudoripares (les acides et cristaux). Plus l’élimination irrite et sent mauvais, plus le corps se nettoie et à besoin de se nettoyer. Et puis quand elle devient importante, elle va littéralement inonder la périphérie. Ca sort de partout.

Ce « fluide » de la transpiration est principalement composé de lymphe, vous savez, ce liquide que l’on trouve en très grande quantité dans le corps, bien plus que le sang, et dont on ne parle jamais. Il sert à nourrir les cellules et à les nettoyer. On peut comparer notre réseau lymphatique à notre système d’égout, un système très perfectionné. C’est cette lymphe qui nous permet d’éliminer nos surcharges par la transpiration ou tout autres organes d’élimination d’ailleurs.

Aujourd’hui, par notre mode de vie moderne, par le simple fait de ne pas être assez exposé au soleil, de se parfumer, d’appliquer quotidiennement anti-transpirant et autres déodorants; De ne plus pratiquer d’activité physique régulièrement, de se maquiller, notre peau a de plus en plus de mal à fonctionner de manière normale. Elle est devenue comme morte, atrophiée par une sollicitation sous-active. Cela ne permet plus à l’organisme de répondre aux résultats de son métabolisme. Le corps s’encrasse plus facilement, car ses émonctoires ne fonctionnent plus de manière optimale. Bref nos humeurs se délabrent. Au demeurant, c’est lorsque le liquide lymphatique est congestionné, trop pollué, que les transpirations malodorantes ou nauséabondes se manifestent le plus.

Heureusement des techniques existent, la meilleure d’entre elle est le sport qui active et fait circuler les liquides, et permet l’élimination, entre autre moyen, par la sueur, mais également le brossage sec de la peau qui est juste incroyable… Il existe aussi une technique que les naturopathes aiment particulièrement, c’est le sauna !

 

Adrien Ruet, naturopathe

Email : adrien.ruet01@gmail.com

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