Energie et digestion : pourquoi faut-il consommer des aliments digestes ?

Energie et digestion : pourquoi faut-il consommer des aliments digestes ?

Saviez-vous que votre digestion engloutit environ 10% de l’énergie dont vous disposez dans la journée ? Cet article vous donne les clés pour comprendre comment fonctionne votre appareil digestif et comment optimiser l’énergie consommée pendant votre digestion.

Digérer un repas est un vrai travail de groupe. La digestion fait en effet intervenir de nombreux organes spécifiques : la bouche, l’estomac, l’intestin grêle, le colon, le foie, le pancréas…. (sans oublier les bactéries partenaires de notre tube digestif, que l’on considère maintenant comme un organe à part entière).

Chacun de ces acteurs doit, pour fonctionner, recevoir du carburant (énergie sous forme de calories apportées surtout par glucides et lipides et un peu par les protéines).

En moyenne, sur 10 calories ingérées, 1 calorie servira à faire fonctionner ces organes. Mais ce chiffre peut varier à la hausse comme à la baisse en fonction de la nature des aliments ingérés et des associations alimentaires au cours du repas.

La digestion des sucres par exemple nécessite 3 à 10 fois moins d’énergie que celle de la viande (protéines). Un steak mettra environ 3 à 5 heures pour être digéré : les protéines complexes qui le constituent doivent faire un long séjour dans l’estomac pour être découpées en acides aminés assimilables. Pour cela, le morceau de viande y subira un déversement d’acides chlorhydrique, d’enzymes digestives et sera malaxé plusieurs heures…

A l’inverse,  l’ingestion d’un morceau de sucre ne sollicitera presque pas l’estomac : il sera digéré en 30 minutes dans l’intestin grêle.

  • les protéines (viandes, poissons et fruits de mer, œufs, légumineuses) sont les plus grosses consommatrices d’énergie : 20 à 30 % ;
  • les lipides (corps gras) consomment 10 à 15 % de l’énergie qu’ils apportent,
  • les glucides consomment 3 à 7 % de l’énergie

Cette dépense varie aussi selon la quantité d’aliments ingérés. Elle sera de 25 %, par exemple, pour un apport protéique modéré, et pourra dépasser 50 % pour un apport protéique massif.

Sachant que notre énergie ne nous est fournie que par les aliments que nous ingérons,  il est donc important de veiller à ce que la digestion des aliments ne pompe pas démesurément nos réserves d’énergie. Un non-sens serait que la digestion dépense plus d’énergie que ce qu’un repas apporte comme énergie pour faire fonctionner l’ensemble de notre organisme !

En fonction de sa forme, de son niveau de stress, et des tâches à effectuer dans la journée (travail intellectuel, activité physique…), il est conseillé d’adapter la composition de ses repas pour maximiser le rendement énergétique et ne pas trop « vider ses batteries » avec la digestion.

Les jus PAF ont l’avantage de ne nécessiter quasiment aucun effort digestif :

  • ils sont liquides et ne nécessitent donc aucun malaxage par la bouche ou l’estomac,
  • ils ne contiennent pas de protéines et de lipides,
  • ils contiennent des sucres rapides (fructose) qui sollicitent peu le pancréas s’ils sont consommés en quantité raisonnable,
  • les nombreux micro-nutriments (vitamines, enzymes, minéraux, anti-oxydants) sont très facilement assimilables par l’organisme.

C’est pour toutes ces raisons que les jus de fruits et légumes bio et pressés à froid peuvent être consommés même lorsque l’on a pas beaucoup d’énergie disponible !

Boris JEAN, naturopathe

par Alexandra Belin
Responsable Marketing et Communication chez PAF